COMPANY

La Boca Abierta comme le lieu de notre rencontre.
En espagnol parce que ce n'est ni la langue de la langue de l’une, ni la langue de l’autre, mais c’est la langue que nous utilisons parfois entre nous.
C’est aussi un pays où nous voudrions aller.
La bouche ouverte, pour laisser libre cours au souffle, au chant, à la parole qui échappent.
La bouche ouverte pour laisser jaillir ce qui doit jaillir.
Pour se laisser surprendre par ce qui jaillit.


La boca abierta company as the space of our meeting. In spanish because it is not our mother language but we enjoy talking in spanish between us , its like a game.
The mouth wide open, to let the air , the singing, the words  slip out freely.
The mouth wide open to let what may spring out spring out. And to let us be surprised by it!

"L'improvisateur ne peut rattraper les paroles, les sons, les décisions envolés, lancés comme l'expression de lui-même".

“ The Improviser can’t catch lyrics, sounds, escaped decisions, which are launched as himself expression”.

Anne KAEMPF 

Après avoir passé trois ans dans la 15éme promotion du CNAC (Centre National des Arts du Cirque) en tant qu'équilibriste, une blessure et un stage de clown jubilatoire avec Michel Cerda amène Anne Kaempf à se réorienter vers le théâtre.

Elle intègre alors le CNSAD (Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris) pour trois ans où elle fait de nombreuses rencontres.
A partir de 2005, elle travaille comme comédienne, notamment sous la direction  d'Emmanuel Demarcy-Motta, et participe en parallèle à la création de spectacles de cirque (avec la Scabreuse - La Mourre ; la compagnie Cabas ou le Cheptel Aleïkoum).

Il y a dix ans déjà, j'avais été très marquée par un stage de clown avec Michel Cerda quand j'étais élève au CNAC, tant par le sentiment de liberté que j'avais éprouvé sur le plateau, que par ce que j'avais vu naître chez les autres élèves. Son approche du clown, comme celui qui se libère en faisant le récit au présent de ce qu'il vit, fut une révélation pour moi. Par la suite, lors de ma formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, j'avais un goût prononcé pour les cours de masque avec Mario Gonzalès et pour la transparence du jeu.
Il y a un an, je fais un stage de clown avec Eric Blouet qui ouvre en moi un grand désir de continuer à chercher dans cette direction, et je rejoins alors un collectif d'improvisation clownesque (Le Néant Rouge) avec lequel je continue mes expérimentations. Avec le clown, je me retrouve à un carrefour de mon parcours entre cirque, théâtre et musique, et au coeur de ce qui m'a toujours attiré dans le jeu : "se laisser traverser pour mieux se laisser surprendre" comme disait Muriel Mayette, le professeur qui m'a le plus marqué au conservatoire, et dont l'approche du jeu a des parentés avec le clown. 

C'est aussi lors de ce stage que je rencontre Lior. En la voyant improviser, j'ai brûlé d'envie de jouer avec elle. A l'origine du projet, il y a avant tout cette rencontre. Musicienne et clown ayant beaucoup joué et appris dans la rue, son parcours est diamétralement opposé au mien. Mais tout me séduit, me bouleverse dans son univers, et résonne en moi : sa folle liberté, sa voix hypnotique, sa présence inclassable de jeune prince venu de loin à la recherche vibrante de la vérité du moment…

© Aya Wind

After passing 3 years in the 15th year of the CNAC ( Centre National des Arts du Cirque à Châlons en Champagne), an injury and a very special workshop of clown with Michel Cerda (I was as touched by what I have seen than by what I lived) brought me to turn myself towards theater. Then , I have entered the CNSAD (Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris) for 3 years.
After that   I have started to work as an actress, in particular with Emmanuel Demarcy-Motta (recently I have played Esther, 6 years old, in “Victor ou les enfants au pouvoir”). As well  i've  participated in the creation of circus performences ( with La Scabreuse, or Le Cheptel Aleikoum).


Lior SHOOV
Performer, clown, musicienne, chanteuse, improvisatrice, Lior Shoov voyage et apprend son métier depuis 9 ans à partir de la rue, de la nuit et des rencontres dont elle tire ses créations. Lors de ses performances, elle explore les limites entre la scène et l'espace public, visant clairement à évéiller l'âme de manière spontanée en utilisant la transparence et la communication directe propre au clown. Elle suit les enseignements d'Eric Blouet, de Julyen Hamlton, d'Eric de Bont's, de Sumako Koseti, de personnes sans-abri, de nomades, de personnes âgées et d'enfants. Elle se produit aujourd'hui en tant que chanteuse multi-instrumentiste (hang; ukulélé; harmonica; beat-box; body percussion; tambourins; jouets...)





What in my artistic way maid me want to do this project?

I play my solo show  in the streets and in street festials for the last 5 years , 
playing music (ukulele, hang, body percussions,) and singing,
based on interacting with the public and the present surprises,
trying to make the streets alive place where the invisable ordinery become visible and alive,

now i am ready and excited to start a new adveture, 
where a deeper story can be reviled, playing inside, inside the theater , and from inside a wilder  univers 
i wish to play together with anne, 
 when i firqt  saw her playing it felt me up with joy and dreams,
and makes me open and want to dive in with her, 
i found someone crazier than me! 
with a deep and clear  sensibilty
her freedom and wildness , her deep questions and her transparent justness and open present game
we met in a clown workshop and scince than we played and tried diferent excperences , 
playing in the streets (tel aviv , and paris)  , playing in bars, playing in clown cabarets , and in diferent open stages, 

these experences maid me want to create and engage entierly in our adventure, 
take time to improvise and be lost ,and to take risks and create by doing ,
 by supporting and porting each other, through seperating and complicity ,
creating a space where bieng simply present and listening to each other and to where we are is magic , is full of emptiness that become preciouse becouse we travel through it, and invite the people to see the most obviese
by letting our self be strong and fragile than ever , be changing, constantly,
i can get lost and tribble(truble) and make thetre become alive!
bring us to life

© Aya Wind

It has Been 6 years scince I have started traveling in order to learn my profession by playing directly in the street. Through my perfomences and experiences I explore the limits between the stage and the public space, aiming clearly to light the soul in a spontaniouse way by being transparent  directly inspired by the clown research.
I also folowed the pedagogy of :  Julyen Hamilton, Eric Blouet, Eric de Bont's,  Michel Dallaire,Alexandre Del Perrugia,  Sumako Koseki, and being inspiered by  children, travelers, old people...
Today, I work essentialy as a  one woman band musician ( Hang , ukulele, beat-box, body percussions, toys, singing) in diferent festivals in Europe (Tarrega, Spoffin, Festifai,...), and in small theaters and concert halls, bars , and other intimate places (Les Trois Baudets, Le Limonaire à Paris, Le Biplan à Lille…)" 


PROCESS

Notre rencontre / Our meeting

Nous nous sommes rencontrés lors de différents stages (clown avec Eric Blouet ; écriture avec Michel Cerda) où nous avons commencé à improviser, chanter, jouer de la musique et faire de la danse contact dans la rue ensemble : moments de jeu intenses et libérateurs !
We met in several workshops (clown with Eric Bouet; writing with Michel Cerda), where we began to improvise, sing, play music, and dance together in the street: those play time was intense and liberating !

Depuis 2011, nous avons travaillé lors de quelques résidences, continué à improviser et commencé à écrire. Pas de regard extérieur (trop tôt pour choisir quelqu'un), ni de confrontation directe et sauvage avec le public comme précédemment pour nous aiguiller ou nous redonner de l'énergie, mais néanmoins, des premières pistes d'écriture apparaissent.
Since 2011, we worked in some residences, continued to extemporise and began to writte. No stage direction (too soon), and no public presentation. Just first steps and writing trails.

Nous décidons alors de confronter notre projet aux regards de Michel Cerda, qui nous conforte dans notre goût pour l'improvisation, l'écriture au présent.

We so decided to expose our work to Michel Cerda watchful eye: he comforted our improvisation desire. 

Nous affirmons alors le processus suivant:

  • une création à partir d’improvisation
  • la nécessité de confronter nos avancées artistiques à de multiples publics pendant la création   
We affirm so the following process :
  • a creation based on improvisation
  • the necessity to present wor in progress (our artistic work) to several audiences during the creation
“L'improvisation est la différence où l'improvisateur accepte de se perdre, il ne se retrouve que dans le changement".


Un regard continu : MICHEL CERDA

Metteur en scène et intervenant dans des actions de formation, il crée sa compagnie Le Vardaman dans les années 1980. Depuis il met en scène des pièces d’auteurs contemporains comme Tandis que j’agonise de Faulkner, La Nuit bleue au cœur de l’Ouest de James Stock, Un impromptu de plus ou de moins de Eugène Durif, La douce Léna de Gertrude Stein, Si vous êtes des hommes, Paillasse (s) et Plus d’Histoires et Pour Bobby de Serge Valletti, Les Habits du Dimanche de François Morel. Il travaille aussi des pièces d’auteurs du répertoire. Ces dernières années, il est intervenu comme pédagogue (TNS; Hostellerie de Pontempeyrat, Association Regards et Mouvements). Il a collaboré à des mises en scène de cirque, avec la Compagnie Nushka sur le spectacle A coup de Bec, avec Jean-Baptiste André sur Intérieur nuitComme en plein jourQu’après en être revenu et Pleurage et scintillement; avec la Compagnie Baro d’Evel sur BechtoutÏ ; avec le Cirque Aïtal sur Pour le meilleur et pour le pire. Il a signé la mise en scène Et pourtant le silence ne pouvait être vide de Jean Magnan (octobre 2008) au Théâtre National de Strasbourg. Il est régulièrement sollicité comme regard extérieur ou en collaboration artistique sur des projets d’horizon différents (Mathieu Levavasseur - William Valet, Julie Mondor - Cie La Scabreuse).